Texte Libre

Cergy Ensemble, groupe de l'opposition municipale 

Composé de : Non inscrits - UDF - UMP 


Mandat  2001 - 2008 

 

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Vos élus, de gauche à droite sur la photo :

Nicole LANGLOIS  Jean-Marie CHAUSSONNIERE  Mireille BARDOLLE 

Olivier CALMETTES  Brigitte JAMBILLOUX  Bozena BYDON  

Ressources internes

Mercredi 12 juillet 2006 3 12 /07 /2006 07:10

Intervention lors du Conseil Municipal (29 juin 2006)

Sujet avec débat.

 
 
Comme l’an passé, l’opposition ne souhaite pas porter un véritable débat sur le compte administratif.
Non pas par adhésion à ce dernier, mais pour éviter, en raison de l’importance de l’un des sujets débattus ce soir, le Plan Local d’Urbanisme, d’avoir une absence de débat sous prétexte que nous aurions fait long.
Toute fois à ce sujet nous sommes totalement conscients qu’il n’y aura pas de véritable débat puisqu’il semble que tout est déjà arrêté sans qu’une quelconque concertation de l’opposition ait été envisagée.
 
Cependant l’opposition souhaite faire les commentaires ci-après :
 
Nous regrettons encore une fois que les documents les plus importants de notre commission nous aient été remis sur table.
Comme vous nous l’avez précisé nous comprenons bien que vous puissiez avoir des problèmes d’édition, toute fois pour cette raison, lors de la commission nous n’avons pas pu échanger sur les documents présentés n’ayant pas eu le temps de les étudier !
 
Abordons maintenant le rapport du compte administratif.
 
Vous pouvez bien comprendre que l’opposition ne peut vous donner un satisfecit sur la maîtrise de votre budget.
A première vue nous aurions pu l’envisager.
 
Comme vous le savez nous pouvons faire dire aux chiffres ce que nous souhaitons …
 
Au vue de vos tableaux nous ne pouvons que constater une amélioration de résultats de la clôture 2005 de 4,53 millions d’euros.
 
Analysons ensemble l’origine de ce résultat :
 
Nous appréhendons une augmentation substantielle de la section d’investissements de plus de 4,42 millions d’euros entre le résultat de 2004 et celui de 2005.
La totalité de cette amélioration résulte de l’intégration des résultats de 2004 et de 2003.
Nonobstant ces résultats, nous constatons un résultat négatif de 2,236 millions d’euros, soit une augmentation de la perte de 10 % environ par rapport à celle de l’année précédente, 2004.
 
Pour ce qui concerne les résultats de la section de fonctionnement, nous sommes amenés à constater une détérioration.
Ayant pour origine une baisse très importante entre 2004 et 2005, du montant des recettes qui ont diminuées de 2 776 millions d’euros (soit 4,15 %) entre 2004 et 2005, pour atteindre le montant de 64 229 millions d’euros en 2005.
Nous sommes obligés de constater que nous sommes revenus pratiquement aux recettes de 2003.
Il va sans dire que nous sommes bien conscients que les recettes n’évolueront pas comme nous pourrions l’espérer et c’est pour cette raison que nous sommes surpris que l’ensemble des dépenses de fonctionnement continue de croître d’environ 2 millions d’euros entre 2004 et 2005 alors qu’il avait déjà augmenté d’environ 3 millions d’euros entre 2003 et 2004 !
 
D’autre part, l’opposition pense que la présentation des résultats d’une année ne peut se faire sans un rapprochement avec les restes à réaliser.
 
Le tableau que vous nous présentez laisse apparaître un différentiel négatif entre les dépenses et les recettes à réaliser pour 2005 de 3 420 millions d’euros. 
Rapprochons ces sommes de celles des années précédentes, force est de constater :
. Qu’en 2003 il apparaissait un différentiel positif de 1 183 millions d’euros.
. Qu’en 2004 il apparaissait un différentiel négatif de 2 600 millions d’euros.
 
Partant du postulat que les recettes de cette année ne varieront que de peu d’euros, nous avons bien compris que les résultats à venir sont déjà grevés !
 
Tout ceci nous amène à vous dire que votre présentation est embellie.
 
Il serait peut être souhaitable de présenter un tableau qui nous permette de dégager le véritable résultat annuel en neutralisant les reports des années précédentes et en y incluant les restes à réaliser de l’année en cours et en neutralisant les recettes et dépenses ayant un caractère exceptionnel.
 
Nous comprenons bien que vous vous situez dans une phase pré-électorale et nous ne pouvons cautionner l’embellie d’une telle présentation.
 
Nous ne voulons pas abuser de votre temps avec d’autres commentaires.
Aussi nous ne nous entendrons pas sur la totalité des points qui nous posent problèmes et force est de constater qu’ils sont nombreux.
Toutefois nous désirons que soient actés les points ci-après, points que nous ne pouvons cautionner de par leur variation trop importante :
 
Dans les dépenses de fonctionnement
Une importante augmentation des charges à caractères générales de 4,23 % entre 2004 et 2005 et une augmentation entre 2002 et 2005 de 3,68 points.
 
Dans les recettes de fonctionnement
Une baisse très importante des recettes des services sociaux de 430 385 euros, soit un manque à gagner de 34,44 % par rapport à celle de l’année 2004.
Une baisse très importante des participations Communauté d’Agglomération de 386 537 euros, soit un manque à gagner de 8,32 % par rapport à celle de l’année 2004 !
 
L’opposition pense d’autre part qu’un effort dans la recherche d’investissements s’impose.
 
 
 
Pour toutes les raisons évoquées précédemment et aux choix politiques liés à ce budget, l’opposition s’abstiendra.
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Dimanche 12 novembre 2006 7 12 /11 /2006 09:05

Le groupe Cergy Ensemble a fait une intervention lors du Conseil Municipal du 9 novembre 2006.

Surveillance du parking ...
 
Pourquoi embaucher des personnes particulières pour surveiller et garder ce parking ouvert quelques heures les jours de marché ?
N’y a-t-il personne parmi le personnel communal pour accomplir cette tâche ?
Qu’est-il advenu de la jeune femme qui occupait ce poste ?
Cette mission, pourrait être assurée par un policier municipal.
 
Ce rapport nous permet de vous faire remarquer les incohérences avec la signalétique mise en place. 
Un magnifique totem indique le Parking « Crève cœur », est ce le même que celui dont nous parlons ?
Fichier hébergé par Archive-Host.comPHOTO
 
Si oui pourquoi cette signalisation trompeuse ?
Rien n’indique que ce parking n’est ouvert au public que parcimonieusement. Et bien des automobilistes sur la foi de la signalisation se fourvoient et ne peuvent se dégager qu’au prix d’une marche arrière périlleuse.
 
 
Autre originalité de cette signalétique : le totem situé à l’entrée du square de la belle Epine et qui indique l’avenue du Centaure, sans flèche !
 
Devons nous nous adresser aux Services Techniques de la Communauté d'Agglomération ?
 
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Vendredi 17 novembre 2006 5 17 /11 /2006 11:45
Conseil Municipal du 9 novembre 2006
 
 
 
Intervention d’Olivier Calmettes
 
Nous avons écouté avec grande attention M. Jeandon nous présenter les grandes orientations du budget à venir pour l’année 2007.
 
Nous adhérons totalement à la présentation très technique réalisée par Monsieur Jean-Luc Roques, toutefois n’ayant pas eu le privilège l’année dernière de faire partie de votre noble assemblée j’ai relu avec grand intérêt les précédents conseils.
 
Il se dégage de cette lecture, une grande volonté de la part de la Majorité, par des choix politiques, adaptés, afin de répondre en priorité aux différents points ci-après évoqués :
-         Une politique jeunesse tant en matière de prévention et d’accompagnement que d’offres culturelles et sportives
-         Délivrer un service public de qualité
-         Améliorer les conditions de travail des services municipaux afin de répondre aux exigences de cette qualité
-         Poursuivre le développement de la Ville en terminant l’urbanisation
 
A partir des différents postulats précédemment énoncés, nous nous sommes mis à espérer que notre belle ville trouverait une sérénité et une quiétude telles que celles que nous avons connues lorsque nous sommes arrivés « nous les vieux Cergyssois ».
Nous nous sommes mis à rêver d’une ville équilibrée, aérée, propre, d’une ville à la mesure de ses créateurs, innovante, à la circulation fluide et sécurisée, écologiquement équilibrée, avec des espaces de verdure aux perspectives agréables.
Nous nous sommes mis à rêver d’une ville au développement harmonieux, accompagné par un développement économique équilibré, un secteur commercial dynamique et en plein essor, des quartiers avec des magasins de proximité, une offre d’emploi répondant à la demande locale.
 
M. Jeandon, je n’avais pas eu connaissance de votre présentation et je suis complètement rassuré par vos propos, nos rêves vont enfin se réaliser …
 
Rasséréné je peux donc vous faire part de nos remarques :
 
Votre présentation se compose de trois chapitres que je rappellerai :
-         une ville en pleine mutation
-         une tripe ambition
-         les orientations budgétaires
 
Le premier chapitre (une ville en pleine mutation) m’amène à faire ce commentaire général.
Vous dites : «  la commune est en pleine mutation », mutation étant synonyme de transformation, nous vous donnons tout à fait raison lorsque vous utilisez cette terminologie pour définir la situation de la ville. Il s’agit bien de transformation et non pas d’amélioration sous quelque forme que ce soit : environnementale, écologique, économique, commerciale, surtout sociale. Nous pourrions même, dans certains domaines, parler de régression !
 
Pour le deuxième chapitre (une triple ambition) nous souhaitons apporter le commentaire suivant.
Il est évident qu’il est impossible de définir les orientations budgétaires sans définir les grandes lignes politiques du projet de ville. Toutefois, il ne faut pas associer dans cette présentation, des actions relevant soit de la communauté d’agglomération, soit d’investisseurs privés avec celles relevant stricto sensu de la ville, première erreur.
Pour la raison évoquée précédemment nous ne commenterons pas le deuxième paragraphe de votre présentation. Il est difficile lors d’un tel débat de dissocier les origines des ambitions politiques, mais pour ce groupe d’opposition d’obédience diverse, au nom duquel je m’exprime, il est clair qu’il s’agit d’une deuxième erreur, une telle évocation, ressemble fort à ce que pourrait être un programme de campagne.
 
 
Ceci étant précisé nous essaierons de vous faire part de notre point de vue sur les différents tableaux présentés en justificatif de votre paragraphe « une ville en pleine mutation »
 
*Au vu de vos tableaux relatifs au logement, nous sommes amenés à nous poser des questions.
 
Afin de pouvoir prendre la véritable mesure de ces chiffres, nous aimerions connaître :
-         le pourcentage de demandeurs Cergyssois
-         le pourcentage de demandeurs extérieurs à la commune
-        le type de demandeurs : salariés du tertiaire, cadres et assimilés, ouvriers, fonctionnaires, personnel territorial …
-         la répartition de la demande entre l’accession à la propriété et à la location
-         le prix moyen d’investissement au m² et le prix moyen des loyers au m²
 
Sans ces informations nous ne pouvons que prendre acte de vos chiffres.
 
  • Nous constatons un accroissement substantiel du nombre d’étudiants. Avant que de déduire qu’il est nécessaire de leur fournir un toit il nous faut connaître leur domiciliation initiale. S’agit-il de Cergyssois, de résidants du Val d’Oise et des départements limitrophes, d’étudiants arrivant de province et n’ayant pas de famille dans la région susceptible de les loger, font-ils des études universitaires, sont-il étudiants de grande école ?
 
Sans ces informations, il nous est difficile de conclure que l’accroissement du nombre d’étudiants engendre une demande importante de logements. Nous prenons comme précédemment acte de vos chiffres.
 
  • Un bon gestionnaire se doit de prévoir l’évolution probable de ce qu’il gère.
Pour cette raison, nous pensons qu’en vue d’équilibrer les recettes de la ville, face à l’augmentation importante des dépenses, vous avez élaboré une hypothèse forte basée sur un accroissement très important des constructions à réaliser sur la commune.
Il est vrai qu’il vous faut, pour pouvoir continuer l’urbanisation de la commune, suffisamment de recettes pour concrétiser vos différents projets.
Cependant nous nous posons la question de savoir si une telle densité, sans parler de la hauteur des immeubles et de leur architecture, ne nuira pas à long terme à l’image de la commune comme cela s’est déjà passé pour d’autres villes.
On peut craindre, dans ces conditions, le départ d’une « frange » de la population qui participe de façon importante, à la production des recettes nécessaires au développement de la Ville.
 
  • Le tableau suivant nous a amené à nous poser des questions simples : Comment peut-il y avoir un accroissement aussi important en 2007 et 2008 des effectifs de primaires sans l’avoir constaté, au préalable, soit en maternelle, soit en petite enfance.
Nous ne croyons pas à la génération spontanée !
L’évolution de ces effectifs aurait donc pour origine une arrivée massive d’habitants, avec beaucoup d’enfants, en provenance, soit de la petite couronne en raison de l’augmentation des prix d’achat et locatif au m², soit d’habitants de communes du Département qui ont choisi de ne pas construire de logements sociaux ou ayant la volonté de diminuer la part de population dite «en difficulté », soit des émigrants arrivant en France et logés sur notre commune.
 
  • Regardons maintenant la situation sociale.
Nous constatons une baisse significative des demandeurs d’emploi, toutefois il est de notoriété publique que le phénomène est national. Quelle qu’en soit la raison d’ailleurs, nous ne sommes pas là pour épiloguer sur les chiffres nationaux, il n’y a donc pas se flatter de cette diminution.
Pour ce qui est des autres chiffres nous sommes malheureusement obligés de constater que depuis 2002, ils sont en constante augmentation.
Nous pensons que la modification des critères d’attribution du Revenu Minimum d’Insertion a entraîné entre 2003 et 2004 la majeure partie de cette augmentation.
Il serait vraiment très intéressant de connaître l’incidence de cette modification, sur le nombre de bénéficiaires, afin de pouvoir établir avec plus de précision l’état de la situation sociale de notre commune, sans omettre de renseigner les aides que la commune délivre, sous d’autres formes.
Nonobstant ce que nous venons de dire, nous nous inquiétons sérieusement de cette évolution dont nous ignorons, à ce jour, les raisons réelles.
Nous souhaiterions savoir si l’augmentation constatée a pour origine :
-         des habitants de Cergy ayant malheureusement perdu leur emploi, ayant été au bout de leurs indemnités ASSEDIC
-         la venue sur la commune de nouveaux habitants déjà en difficulté et y ayant trouvé refuge.
 
L’augmentation entre 2005 et 2006, qui est de plus de 5 % nous surprend quand même.
 
  • Le tableau suivant nous conforte dans la vision que nous avons de la détérioration de la situation sociale de notre commune.
Ceci nous amène à penser qu’une Ville, qui souhaite, comme vous le rappelez chaque année lors de ce débat, faire face aux préoccupations quotidiennes de ses concitoyens, ne doit pas uniquement axer son action vers les services de la Mairie, et compter sur la représentativité de son Maire, qui ne sert souvent, que des fins électorales, mais doit aussi s’occuper des besoins économiques de ses concitoyens.
Il est du devoir d’un Maire de mettre tout en œuvre pour développer le tissu économique et pour offrir une réponse adaptée aux diverses demandes d’emploi.
Nous pensons qu’il ne faut pas laisser la décision à des instances territoriales autres que la Commune.
Il nous faut nous poser la question de l’adéquation entre les emplois créés sur la ville de Cergy et la demande émanant de ses travailleurs en difficulté.
 
  • En ce qui concerne le tableau du patrimoine à entretenir nous n’avons aucun commentaire à faire.
 
  • Pour ce qui est du tableau sur la vie associative nous ne pouvons que nous réjouir de l’implication de nos concitoyens dans la vie associative. Toutefois, nous nous posons la question du bien fondé de l’action de certaines d’entre elles, de l’efficacité et de la gestion d’autres, et du mode de décision d’attribution des subventions.
Il serait intéressant de déterminer des critères d’attribution afin que l’équité soit respectée sans discrimination possible.
Nous souhaiterions connaître le pourcentage d’associations subventionnées par rapport au nombre recensé, et pour quel montant global
.
  • Pour ce qui est du sport, nous ne pouvons que nous réjouir de la vitalité de nos sportifs de tous âges.
 
  • Les chiffres mentionnés dans le dernier tableau (une ville en pleine mutation) nous laissent perplexes (les chiffres communiqués sont d’ailleurs ceux de l’agglomération).
Comparer l’évolution des emplois entre 2004 et 2006 permet de faire apparaître une variation importante et ne nous permet pas de connaître l’évolution entre 2005 et 2006.
Nous souhaitons qu’une concertation soit mise en place rapidement.
Nous savons que le Centre Commercial des 3 Fontaines recherche une solution d’agrandissement. Nous nous interrogeons sur le bien fondé de cet investissement.
Notre préoccupation première est le maintien de la vie commerciale de proximité dans l’ensemble des quartiers de la commune. Nous constatons au fil du temps la disparition de ces commerces de proximité, disparition liée, en partie, à la concurrence des 3 Fontaines, aux coûts élevés des loyers des bailleurs prives ou institutionnels, aux taxes professionnelles élevées.
La commune se doit, d’aider et de soutenir les commerçants dans leur développement.
 
Le troisième chapitre, les orientations budgétaires.
  • Nous avons bien pris note qu’il n’y aurait pas d’augmentation des impôts locaux pour l’année 2007.
  • Nous aimerions avoir de votre part la même information concernant la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TOM).
  • Nous constatons une augmentation importante des recettes de fiscalité directe.
Nous souhaiterions être éclairés sur l’origine de cet accroissement.
Par « pure supposition » nous pensons que cette augmentation proviendrait soit de sortie d’exonération, soit de livraisons importantes.
  • Nous ne pouvons, pour ce qui est de l’épargne brute, que nous féliciter de son augmentation, toujours est-il qu’il faut être extrêmement vigilants sur son utilisation.
  • Pour ce qui est de la masse salariale, nous constatons qu’elle semble contenue.
Là encore, nous devons être extrêmement vigilants.
Il est vrai que plus les dépenses augmentent plus la masse salariale, à montant identique, décroît.
Il est aussi vrai que si cette masse salariale augmente dans des proportions différenciées, nous constaterions malgré cela la diminution du ratio masse salariale/dépenses.
Il manque d’autre part, en exergue de ce tableau, l’indication de l’évolution des travaux sous traités.
Nous constaterions peut-être, un déplacement important des charges salariales vers différents autres postes comptables !
Le principe de l’externalisation des taches est connu de tous les contrôleurs comptables, pour masquer dans les budgets l’augmentation de postes comptables que l’on veut minorer, en vue de leur « embellissement » ou du respect d’impératifs financiers. 
 
  • Sur le dernier tableau concernant la politique d’investissement, nous constatons que les investissements principaux ont été réalisés en 2006.
Nous n’avons, pour le moment, pas de remarques particulières à faire sur les investissements des années 2007 et 2008.
 
 
 
 
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Vendredi 28 décembre 2007 5 28 /12 /2007 05:06
Débat lors du Conseil Municipal du 20 décembre 2007




Le budget 2008 qui est adopté ce soir ne dit pas la vérité aux Cergyssois : la pression fiscale augmente sur les ménages modestes et grâce à la spéculation immobilière, l’autofinancement est à un niveau dangereusement faible alors que l’investissement est en forte baisse. Bref, alors que le Maire annonce que les impôts sont stables et que Cergy se développe, c’est tout le contraire qu’on voit dans ce budget !


Nous dénonçons donc un budget rempli de mensonges trompeurs au détriment des Cergyssois.


Passons sur le vote « majoritaire » d’une majorité sortante qui, en réalité se déchire : beaucoup d’adjoints au maire sortant sont écartés par lui, ou se présentent sur des listes concurrentes. C’est loin d’être l’unanimité dans cette « majorité », dont beaucoup d’élus sortants, et non des moindres, critiquent à peine discrètement la politique et la direction personnelle et autoritaire du maire sortant.


A la place d’une dérive d’exclusion sectaire, il faut une nouvelle majorité municipale, unie, représentative de tous les quartiers et de toutes les sensibilités, plus jeune et plus représentative des diversités de notre commune. C’est ce que l’équipe de Thierry Sibieude va proposer aux Cergyssois en mars prochain, c’est ce que je proposerai avec lui aux cantonales.


Il faudra remettre en cause notamment le Plan Local d’Urbanisme, qui a été heureusement déféré devant le Tribunal administratif. Il va nécessiter d’énormes investissements dans l’avenir pour Cergy. Au cours du prochain mandat, si le Maire sortant est réélu, Cergy sera livré aux promoteurs. Mais construire 9 500 logements en plus, ce ne sera pas gratuit non plus pour les finances de la commune. Qu’est-ce qui est anticipé en ce sens dans ce budget ? Rien. Sur cette perspective essentielle, ce budget dissimule la vérité aux Cergyssois.


Au contraire, dans ce budget, l’investissement est en net recul : - 8,6 %. Est-ce parce que le Maire s’est trompé sur ses prévisions ? Comme sur la médiathèque ou bien d’autres chantiers arrêtés ou renvoyés aux calendes grecques : une telle incompétence de telles erreurs de programmations préjudiciables aux Cergyssois. A quoi bon construire autant de nouveaux logements quand on n’est pas capable de leur offrir les équipements nécessaires ? Il faudra attendre 2012 pour la Maison de Quartier de Cergy le Haut.


En réalité, face à une stagnation très inquiétante des bases fiscales, il y a un vrai risque de « fuite en avant » pour essayer de retrouver « de l’assiette » alors que l’investissement des entreprises est quasiment au point mort à Cergy. En livrant la ville aux promoteurs, on va construire des logements très chers pour renflouer les caisses de la ville ; qui pourra payer ?


Le budget nous est présenté « comme la résultante de multiples contraintes ». A part la multiplication du nombre d’immeubles, l’apparition de tours de 10 étages et de barres comme à Sarcelles où notre Maire se réjouit du succès de ses amis, il n’y a plus de volonté politique dans la majorité sortante. Le maire ne sait que faire payer aux Cergyssois toutes sortes de dépenses qu’il ne maîtrise pas. Il voit Nicolas Sarkozy partout, mais l’Etat n’est pas responsable de la gestion de trompe l’œil de notre commune !


La dotation nationale de péréquation augmente de 4.4% contrairement à vos prédictions alarmistes.

-          L’épargne brute a constamment baissé depuis 3 ans. Vous dites qu’elle redémarre, symboliquement : + 21, autrement dit + zéro. Le chiffre de l’autofinancement lui aussi semble avoir été miraculeusement retouché pour tomber juste au-dessus de 3 M€ (3,001 M€ exactement). On sait bien dans ce domaine qu’un budget n’engage pas à grand-chose ; mais même malgré cet habillage, on reste très loin de l’objectif de début de mandat qui était de 3.5 M€. On avait menti aux Cergyssois.

-          Mensonge aussi sur l’épargne. L’épargne brute est une chose, mais le vrai autofinancement, c’est ce qui reste quand on a amorti l’échéance en capital de la dette. L’’échéance en capital de la dette se monte cette année à 1,617 M€ ; en partant de 3 M€ d’épargne brute, il resterait moins de 1,4 M€, comme véritable épargne pour l’investissement. En fait, par rapport à 8,8 M€ d’investissement, ce qui est déjà très peu pour une ville de 56 000 habitants, moins de 15 % est autofinancé par de l’épargne. Pour le reste, les Cergyssois doivent une fois de plus vendre du patrimoine, compter sur d’autres recettes, chercher de nouvelles dettes.

-          Mensonge aussi sur la soi-disant stabilité des impôts : la taxe sur l’électricité, l’un des impôts les plus injustes puisqu’il frappe indistinctement tout le monde (toutes les personnes qui paient une facture d’électricité !) voit son produit bondir de 33 % (de 300 à 400 000 euros, compte 7351, page 20). Par quel miracle cette augmentation des impôts ? Le prix de l’énergie augmente beaucoup, la majorité en profite pour faire payer encore plus les Cergyssois. 

-          Mensonge sur la taxe sur les ordures ménagères (TEOM) qui a quadruplé pendant le mandat, est stable à présent mais la prestation a régressé comme tout le monde le sait.


Ce sont les ménages cergyssois, avant tout les plus modestes, qui vont payer cette hausse, sur laquelle évidemment la majorité préfère garder le silence dans sa communication.

-          Autre mensonge sur la stabilité des impôts : la taxe sur les droits de mutation augmente de 28,6 % (de 1,4 à 1,8 M€, compte 7381, page 20). Ce sont tous les ménages qui arrivent à Cergy qui vont se partager ce fardeau. La mairie de Cergy vit de spéculation immobilière, les logements à Cergy sont de plus en plus chers et c’est là qu’on voit pourquoi Cergy va être livrée aux promoteurs si la majorité sortante est reconduite : pour que les recettes de la Ville augmentent, il faut que l’immobilier soit de plus en plus onéreux. En effet, il n’y a vraiment qu’une seule solution : livrer notre cité aux promoteurs !


Et si beaucoup de gens achètent, c’est parce que beaucoup d’autres s’en vont : nous pensons aux Cergyssois qui ont quitté ou qui vont quitter notre Commune ne trouvant pas dans son développement ce à quoi ils étaient en droit d’aspirer lorsqu’ils sont venus habiter dans une ville différente créative, imaginative. Or beaucoup de gens s’en vont, parce qu’avec vous, « vivre Cergy », comme vous dites, c’est bien cher et décevant pour beaucoup des victimes de votre politique de « bétonnisation » accélérée et sans équipements d’accompagnement.

-          Le coût du déménagement de la mairie continuer à peser lourdement sur les finances de la commune, d’autant que l’ancienne mairie, rue de l’Abondance, est abandonnée depuis près de deux ans. Un exemple de gabegie et de gaspillage des fonds publics d’autant plus choquant que St-Christophe est le quartier qui a le plus besoin de l’aide des services publics  ; c’est le symbole dramatique de l’abandon du quartier St-Christophe par l’actuelle municipalité.

-          Alors que le Maire détient aussi les leviers de la Communauté d’agglomération, aucun effort n’est engagé pour mutualiser certains services, contrairement à ce qui se fait de plus en plus dans d’autres agglomérations. C’est la seule solution pour réduire le poids de ce que vous appelez les dépenses de personnel (que nous, nous préférons considérer comme une « ressource »).

-          Et il serait temps que la municipalité s’intéresse un peu plus à valoriser les compétences et les talents de ses agents ; la réduction des « dépenses de personnel », ça ne peut pas être une politique de management. Il n’y a vraiment pas grand-chose pour le personnel, notamment pour tous ceux dont les traitements sont très modestes.

-          La superposition de structures (communes, Communauté d’Agglomération de Cergy Pontoise et ses innombrables « satellites ») est très coûteuse pour les Cergyssois, elle est également démotivante pour nos « territoriaux » qui souffrent d’actions publiques désordonnées et mal coordonnées. Pourtant, si la Communauté d’Agglomération de Cergy Pontoise (CACP) doit aller vers des difficultés financières, il serait urgent de voir comment mieux articuler les services et les compétences.


L’agence Moody’s est toujours complaisamment citée par le Maire, alors que cet organisme et ses congénères sont de plus en plus vivement critiqués par toute la sphère financière, ayant été incapable de voir venir la crise dans les comptes de certaines structures bancaires. Espérons qu’ils ont été moins aveugles dans nos finances. Ils nous ont cependant bien avertis du fait que la CACP va au-devant de fortes tensions budgétaires sur son fonctionnement courant. En d’autres termes, il faudra faire payer davantage les communes, ou réduire les services à nos concitoyens ; Ce n’est pas du tout anticipé par notre Maire, qui pourtant détient les deux leviers.

-          Dans ces conditions, on y revient, la capacité d’investissement de la commune s’effondre. On a le budget d’investissements le plus faible de la mandature, qui s’achève loin des 12M€ annoncés comme le « régime de croisière ». Cergy est complètement tributaire de la bonne volonté des autres maires de l’agglomération pour que la CACP paie les promesses du Maire de Cergy. C’est pourquoi le Débat d’Orientations Budgétaires nous parlait davantage des investissements de la CACP que de ceux de la commune …


La commune de Cergy ne peut plus faire grand chose, elle s’en remet à Véolia et à la CACP … Mais, en contrepartie, qu’est-ce qui a été promis aux autres Maires ? Aucune transparence à ce sujet. L’une des priorités de la nouvelle municipalité, ce sera de faire le bilan du Plan Pluriannuel d’Investissement, qui ne sera certainement pas fameux avec tous ces projets retardés ou abandonnés
.


Le récapitulatif des dépenses de fonctionnement 2008 fait apparaître de surprenantes nouvelles orientations :

CAPVAB                     5.64%
Logement                    5.64%
Sports et animations  2.80%
Hygiène et sécurité    7.53%
Espaces verts             1.54%


-         
Dernier point : une augmentation inquiétante de certaines dépenses de « publicité, publications, relations publiques » (compte 632, page 13). La plus grosse ligne de ce poste (compte 6232) augmente même de 6,7 %.

S’agit-il de la publicité de la mairie ou de la publicité personnelle du maire sortant ? Faut-il rappeler au maire sortant que le Code électoral interdit la mobilisation des moyens de la mairie au service de sa campagne ? Depuis quelques semaines, pas un soir où il n’y ait une réunion publique ! Tous les prétextes sont bons ! Nous voici revenus au rythme de la campagne pour les élections législatives. Monsieur le maire, arrêtez d’user jusqu’à la corde les moyens que votre poste met à votre disposition en qualité d’élu, mais pas comme candidat !


Il faut cesser de mentir aux Cergyssois, il faut écouter la population car la vérité n’est pas seulement dans un seul camp. Il faut aussi remettre l’humain au cœur de la politique de notre cité, pas seulement le béton.


Par Pâtisseries - Publié dans : Ressources internes
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