Débat au Conseil Municipal du 29 juin 2006
PLAN LOCAL D'URBANISME
(PLU)
Dossier important puisque nous élaborons l’avenir de notre ville !
Pourquoi nous voterons NON
Pour commencer nous allons parler du Bilan.
Concertation il y a eu. Nous nous posons quand même quelques questions.
Le Projet de Ville faisait-il réellement partie de la concertation relative à l’élaboration du Plan Local d’Urbanisme ?
Tel qu’il était présenté rien ou pratiquement ne laissait apparaître ce PLU
Il y a bien eu un Conseil Municipal « grandiose » nous présentant le « délire » de cabinets extérieurs. Ces visions ont fait rêver les CCQ, certains voyaient même un Opéra … La situation était tout à l’honneur des CCQ, ils étaient invités à réfléchir à ce qui serait le mieux pour BIEN VIVRE à Cergy.
En acceptant une augmentation sensible du nombre de logements, une densification pesante et l’accroissement des hauteurs, les CCQ ont-ils été les messagers des Cergyssois ?
Les réunions publiques de 2005 ne faisaient pas spécialement allusion au PLU.
La requalification de l’existant et la reconstruction du quartier La Croix Petit concentrait l’essentiel de l’attention.
L’exposition au Carreau préfigurait l’aménagement des Hauts de Cergy alors que les maquettes n’exprimaient que des projets aux dires des élus majoritaires.
Les maquettes ne sont pas restées à l’état de projet, elles sont en cours de réalisation !
Est arrivée la période de la Concertation.
Il y a eu concertation avec les Personnes Publiques Associées et seulement les Conseillers Consultatifs de Quartiers. Comme vous le savez tous, les CCQ ne sont pas élus au suffrage universel mais désignés par le Maire.
Les CCQ ont participé à l’élaboration du PADD.
Le fonctionnement des CCQ est tel que les avis sont rédigés par 4 ou 5 personnes en moyenne, intéressées par le sujet. Ils ne peuvent représenter les Cergyssois.
A aucun moment du processus l’opposition municipale n’a été associée à l’élaboration de ce PADD.
Concernant le lancement du PLU, les réunions publiques ressemblaient à des réunions quartiers. Les questions posées ne concernaient pas le devenir de notre Ville (9 000 logements, des immeubles de plus en plus haut, moins d’espaces verts …)
Le dossier est maintenant sur le site Internet de la Ville, mais les plans ne sont pas fidèles, les Cergyssois ne peuvent pas voir la différence entre les zones Ucc1 et Ucc2 mais maintenant il n’y en a pratiquement plus (amendement de dernière minute).
Le Sursis à statuer
Nous nous étonnons que cette demande n’est pas été faite en Conseil Municipal en 2003 date de la décision de l’élaboration du PLU.
Nous ne savons pas quels permis, importants, ont été acceptés et lesquels ont été refusés depuis un an.
Le PLU
Nous allons faire court, car notre seul moyen d’expression pour espérer faire changer les décisions arrêtées par la majorité, c’est le cahier du commissaire enquêteur.
On constate que les hauteurs d’immeubles sont à la hausse, c’est une véritable inflation ! (pour exemple, de 10m nous passons à 12m quand nous étions dans le POS). Pour les ZAC où nous n’avions pas de hauteurs précises, nous constatons que nous pouvons monter jusqu’à 37m au faîtage (partie la plus haute de la construction).
ERREUR nous passons à 30 mètres à 22h10 le 29 juin !(amendement)
Pour rappel nous étions en commission la semaine dernière et RIEN n’a été évoqué.
On s’étonne de la légalité de ce document et la porte reste ouverte à du 37 m.
Il faut compter une moyenne de 3m par étage, nous arrivons donc à des bâtiments de 10 étages minimum.
Nous avons constaté, lors des réunions publiques, que les cergyssois présents se sentaient « étouffés » par les constructions des Hauts de Cergy (pour le moment 3 bâtiments ne montent seulement qu’à R+9).
Dans les nouvelles constructions nous constatons qu’il n’est plus du tout prévu de larges espaces verts afin d’aérer ces constructions.
Nous lisons dans l’article 10 pour le zonage UC (zones à fortes concentrations urbaines) qu’il est demandé « des effets d’attiques ».
Que le terme est joli pour nous expliquer qu’il faut briser l’effet de hauteur ! Nous constatons cette application sur les bâtiments sortis autour DU cinéma de Cergy, il y a en effet quelques décrochés mais ce n’est pas suffisant.
Dans d’autres quartiers de notre ville (la tour bleue à Préfecture, la tour dans le quartier des Touleuses, les R+6 du quartier de la Croix Petit) pourtant construits depuis une trentaine d’années, pour ces constructions l’effet d’attique a été appliqué, soit en isolant les tours soit en laissant de grands espaces.
A l’époque l’effet d’attique on savait faire, ce terme « pompeux » n’avait pas été employé mais tout simplement mis en application pour le bien vivre des habitants.
En ce qui concerne la qualité de vie, les rue sont à « minima ». De préférence les nouvelles voies de circulation sont à sens unique, étroites. Rien n’est prévu pour les livraisons, les arrêts minutes (ex. ambulance) la circulation est automatiquement complètement bloquée.
Ces nouvelles voies ne comprennent pas de dispositifs de circulation douce (pistes cyclables). Il est pourtant intégré au PLU article 12 « obligation pour les 2 roues ».
Y aurait-il des incohérences ?
En ce qui concerne les espaces verts, la ville a décidé de travailler à minima là aussi. Plantation minimum d’arbres, mais il faut penser qu’il faudra quand même entretenir les espaces verts imposés. Beaucoup seront sous le coût des copropriétés, donc les Cergyssois n’auront plus que les bois pour aller « s’aérer ».
N’oublions pas que beaucoup d’entre nous acceptons certaines contraintes (transports en communs, souvent 2 à 3 h par jour pour se rendre au travail) afin de vivre dans un cadre agréable, une ville à la campagne. Si c’est pour retrouver la densité d’une ville pourquoi habiter Cergy, sauf le prix du m² moins élevé qu’à Paris.
Quant à la qualification d’ «espaces remarquables » à quels critères répond-elle ?
Vous allez dire que vous suivez les orientations du projet du schéma directeur de l’Ile de France, la loi SRU pour le stationnement, le Plan Local de Déplacement est à l’étude au niveau de l’agglomération, donc la Ville de Cergy n’aurait plus grand chose à dire.
Comme nous sommes en démocratie notre groupe CERGY ENSEMBLE s’exprime et demande :
Plus de verdure
Plus de stationnement offert au quotidien et pour les nouvelles constructions
Plus d’espaces entre les constructions, moins de densité urbaine
Plus de transports en communs
Plus de recherche architecturale
Plus de démarche Haute Qualité Environnemental (le bruit, les économies d’énergie, récupération de l’eau …)
Moins de hauteur
Cergy ne peut pas résoudre à elle seule les problèmes de demandes de logements d’Ile de France.
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